le 25 mars 2010
Le réseau Ecobâtir, regroupant des acteurs de la « construction écologique », fabricants de matériaux, revendeurs, architectes, maîtres d’œuvre, entreprises et artisans, pointe, dans un cahier de doléances, les dysfonctionnements du label BBC-Effinergie. Extraits choisis.
Il y a effet d’empilement de contraintes absurdes quand un maître d’ouvrage veut obtenir le crédit d’impôt adossé au BBC. Les règles du décret BBC sont de faire un bâtiment qui atteigne les 50 kWh/m² et d’obtenir le label. Effinergie étant le seul label reconnu, il faut donc en plus des règles BBC respecter son cahier des charges, qui impose en complément un test d’étanchéité à la livraison du bâtiment, - mais permet, par rapport au décret, une déduction de l’énergie produite par une installation photovoltaïque.
Pour les maisons individuelles, Effinergie fait certifier son label par Promotelec, qui exige que la certification BBC Effinergie soit conditionnée à l’obtention de leur label Performance. Personne ne leur a rien demandé, il s’agit d’une auto-saisine de leur part, et d’un abus de pouvoir caractérisé. Le cahier des charges du label Performance de Promotelec impose notamment l’utilisation de produits certifiés, et favorise l’utilisation de matériels partenaires. Promotelec considère uniquement les avis techniques franco-français, refuse de prendre en compte des matériaux ou appareils reconnus dans d’autres pays d’Europe, notamment des triples vitrages certifiés PassivHaus Institute, ou les isolants sans avis technique français.
Interdiction d’utiliser un poêle à bûche
Un dossier a été rejeté parce que les capteurs solaires n’étaient pas préconisés par Bleu Ciel d’EDF! Quant au poêle à bois, même s’il s’agit d’un bâtiment de moins de 110 m2, recevable selon BBC, Promotelec rajoute un niveau de censure, car leur label Performance interdit le poêle à bûche, et ne fait que tolérer les poêles automatiques. Les bâtiments en paille ont des performances thermiques exceptionnelles, les poêles à bûche atteignent des rendements en énergie primaire difficilement concurrencés par n’importe quel autre mode de chauffage, et c’est un scandale que Promotelec puisse, juge et partie, refuser de prendre en compte les projets les plus performants pour imposer par chantage au crédit d’impôt les systèmes constructifs, les matériaux et les équipements de ses partenaires commerciaux, d’autant plus quand ils sont moins performants.
Les services de l’État doivent d’urgence assister Effinergie dans le bras de fer qui les oppose à Promotelec et les autres certificateurs, et veiller à la stricte application des textes qui définissent BBC. Cette forme illégale de vente liée doit cesser. Microsoft a été condamné pour ce genre de pratique. Le Moniteur – 15-03-2009.
Tags: developpement durable, Label BBC
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le 10 décembre 2009
Le livret A décollecte. Fortement nous disent les journaux avec une décollecte en octobre de près de 1.4 milliard d’euros.
C’est certes une décollecte significative mais elle reste comparable à d’autres décollectes enregistrées par le passé (-1.3 milliard d’euros en juin 2009, -1.4 milliard d’euros en septembre 2003, -1.5 milliard d’euros en février 2000, -2 milliards d’euros en sept. 1999) alors que la baisse du taux du livret A en 2009 a été, elle, historique. Ainsi, la baisse de sommes en dépôts reste nettement en deçà de la plus forte décollecte mensuelle enregistrée en février 1996 (-4.4 milliards d’euros), période où le taux du livret A était seulement passé de 4.5% à 3.5%….
C’est bien par sa faiblesse que la décollecte actuelle peut surprendre, car compte tenu des niveaux historiquement bas du taux facial du livret A (passé de 4,0% en début d’année à 1.25% en Août !!), la décollecte actuelle est en réalité décevante. En gros les comportements de précaution restent présents. Les épargnants sont prudents après deux krachs boursiers en 6 ans, et les vertus sécuritaires du livret A lui permettent de ne pas tant décollecté que ca.
Depuis le pic des sommes en dépôts sur le produit atteint en mai, on a perdu 5.7 milliards d’euros d’euros. Il est probable qu’en novembre la décollecte soit proche de 2 milliards car le mois de Novembre est habituellement défavorable à la collecte du livret A. Les commentaires redoubleront, le financement du logement social sera utilisé comme un argument démagogique !
Pour autant les sommes en dépôts sur le livret A restent proches des plus hauts historiques. Le boom de la collecte de début d’année lié à la banalisation du produit (désormais distribué par tous les réseaux) et à la crise financière explique cela (+23.8 milliards d’euros entre début janvier et fin avril, après déjà une année 2008 faste en terme de collecte). On devrait donc finir l’année avec une collecte annuelle en 2009 du livret A proche de 15,5 milliards d’euros pour un total de sommes en dépôts de fin d’année de 180.5 milliards d’euros contre 165 milliards d’euros fin 2008 !!
Pas de danger en vue pour le livret A et le financement du logement social. Surtout que se profile une hausse du taux d’intérêt mi 2010. Il suffit que l’inflation dépasse 1.2%, ce qui pourrait bien être le cas dés mars, pour que le livret A voit son taux remonter à 1.5% en mai. Et ce simple mouvement pourrait freiner encore un peu plus les sorties….
Tags: Financements logement social, Livret A
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le 26 novembre 2009
La loi de mobilisation pour le logement promulguée en mars 2009 a pour conséquence paradoxale de “freiner l’accès au logement des personnes à faibles revenus”, s’indigne jeudi dans un communiqué l’association de consommateurs UFC-Que Choisir.
L’article 55 de la loi, dite Boutin, prévoit que le bailleur qui a souscrit une assurance garantissant les obligations du locataire ne peut plus demander un cautionnement, explique le communiqué.
Or ce type d’assurance exige que le locataire soit solvable, c’est-à-dire que ses revenus représentent trois fois le montant du loyer, ou bien qu’il bénéficie de la caution d’un tiers, indique l’association.
Il en résulte qu’”en retirant la possibilité du cautionnement d’un tiers, les locataires ne gagnant pas trois fois le prix du loyer ne peuvent donc plus accéder à un logement dont le bailleur a une assurance loyers impayés, situation qui est de plus en plus répandue”, souligne UFC-Que Choisir, estimant que la loi crée “un cercle vicieux”.
Par ailleurs, l’association prévoit que la garantie universelle des risques locatifs, que le gouvernement veut développer, “aggravera encore le problème, car pour que la garantie joue il faudra que le locataire gagne au moins deux fois le montant du loyer”.
La situation des étudiants et apprentis est certes améliorée par la loi relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie, publiée mercredi au Journal officiel, dans la mesure où elle rétablit la possibilité du cautionnement pour ce type de locataires, concède l’association.
Mais elle “reste muette sur les personnes à faibles revenus” comme les jeunes diplômés ou les smicards, regrette UFC-Que Choisir.
L’association indique qu’elle a saisi le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu et les parlementaires “pour qu’ils prennent urgemment les indispensables mesures législatives et réglementaires de correction permettant de rétablir l’accès au parc locatif des personnes à faibles revenus”. AFP-26-11-2009.
Tags: Boutin, cautionnement, logement social
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le 25 novembre 2009
Catherine Charlot-Valdieu et Philippe Outrequin, fondateurs de l’association SUDEN pour la promotion du développement urbain durable et auteurs d’ouvrages sur l’urbanisme durable, donnent leur définition de l’écoquartier.
Le terme “écoquartier” est parfois distingué du “quartier durable”. Le premier relève davantage de l’écologie alors que le second comprend aussi les dimensions économiques, sociales et participatives (en supposant la mise en œuvre d’une démarche de développement durable). La confusion est relativement importante et fréquente, mais, à la suite des orientations données par Jean-Louis Borloo, ministre d’État et du Meeddem, le terme “écoquartier” l’a emporté et il est utilisé aujourd’hui en France indifféremment pour les deux types de projet.
Dans la mesure où, d’une part, l’Etat n’a défini ni l’écoquartier ni des objectifs pour les projets d’écoquartier et où, d’autre part, la dimension environnementale suffit à justifier l’appellation d’écoquartier, le risque est que tout nouveau projet d’aménagement soit baptisé écoquartier - et en particulier les projets localisés dans des terrains difficiles à mettre en valeur (sols pollués, proximité d’infrastructures bruyantes, etc) - y compris les projets de quelques dizaines de logements.
Il s’agit donc de veiller, comme le souligne le document d’accompagnement de la charte des écoquartiers de Lille Métropole, à ne pas déqualifier l’appellation d’écoquartier par des choix d’une ambition insuffisante pour certains thèmes ou par une localisation incohérente avec les objectifs du Plan Local d’Urbanisme (PLU), et notamment de son Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD), ou incompatible avec une gestion durable du sol ou encore en limitant le projet d’écoquartier à une vitrine déconnectée de la stratégie de développement pour l’ensemble de la ville.
3 obligations
C’est pourquoi, lorsqu’ils s’engagent dans un projet de quartier durable, les décideurs politiques doivent s’attacher à définir une démarche projet d’aménagement d’un morceau de ville. Trois obligations structurent cette démarche projet :
- répondre aux enjeux majeurs de la planète: effet de serre, épuisement des ressources naturelles, préservation de la biodiversité.
- répondre aux enjeux locaux de la commune ou de l’agglomération: en termes d’emploi et d’activités, de mixités, d’équité sociale; en participant au besoin d’attractivité des villes (mobilité, culture, etc); et en répondant aux attentes des habitants et des usagers et en améliorant leur qualité de vie (réduction des nuisances, qualité globale environnementale mais aussi architecturale, d’usage des bâtiments et des espaces publics, synergie territoriale, synergie thématique, etc).
- contribuer à la durabilité de la commune ou de l’agglomération : stratégie d’amélioration continue, reproductibilité ou transférabilité, etc.
1 définition
Nous proposons donc la définition suivante pour un projet de quartier durable ou d’écoquartier :
Un projet de quartier durable (ou d’écoquartier) se caractérise par la mise en œuvre d’une démarche projet visant à répondre - à son échelle - aux enjeux globaux de la planète et aux enjeux locaux afin d’améliorer la qualité de vie de ses habitants et usagers, et à contribuer à la durabilité de la ville, l’écoquartier étant avant tout un morceau de ville.
4 réflexions
Cette démarche projet doit être l’expression d’une volonté politique et doit se caractériser par une nouvelle façon de penser et d’agir qui se manifeste par :
- une approche “systémique” : raisonnant en cycle (cycle de l’eau, cycle de l’énergie et cycle des matériaux); raisonnant en écosystème (gestion des déchets, gestion des flux); et centrée sur la cohérence économique, ce qui a aussi à voir avec la faisabilité économique des projets.
- une démarche qui associe le sensible (architecture) et l’ingénierie technique et économique (performance et évaluation).
- la prise en compte du long terme : économie de ressources naturelles, investissements évités (réseaux), prévention et lutte contre le changement climatique.
- une nouvelle gouvernance : la participation des différents acteurs et particulièrement des habitants- citoyens ; des partenariats multiples (public-privé, entreprises-clients, etc.) et de nouvelles règles de marché (Partenariat public-privé, dialogue compétitif, etc.); une nouvelle culture urbaine, pluridisciplinaire et transversale.
On remarquera que les piliers du développement durable ne structurent pas cette définition (contrairement aux définitions et référentiels traditionnels). Ceux-ci sont utilisés pour l’analyse de chacun des thèmes.
Tags: developpement durable, ecoquartier, urbanisme
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le 9 novembre 2009
Les commissions des finances et des affaires économiques de l’Assemblée nationale étaient réunies mardi 3 novembre pour interroger Fadela Amara, secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, et Benoist Apparu sur les crédits prévus dans la mission Ville et logement pour 2010. Les deux secrétaires d’Etat ont fait leur possible pour rassurer une assistance inquiète.
Benoist Apparu sur la rénovation urbaine : “S’en tenir à la situation existante, sans préjuger de la suite”
Les questions ont porté principalement sur la pérennité du financement de la politique de la ville : si le plan de relance a apporté des crédits d’Etat - 350 millions d’euros d’autorisation d’engagement et 200 millions de crédits de paiement - , le financeur principal de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) est désormais le 1% logement. Ce mode de financement, institué par la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion (Molle), inquiète les parlementaires : il est prévu pour 3 ans (2009-2011). Mais que se passera-t-il ensuite, sachant que le 1%, en intervenant désormais sous forme de subventions et non plus de prêts, devrait voir ses ressources se tarir à l’horizon 2011 ? Plusieurs députés, de toutes couleurs politiques, ont demandé des garanties, soulignant que “2010 était une année charnière pour le financement des opérations lourdes”. Gérard Hamel, président de l’Anru, a estimé qu’avec la cadence de paiements actuelle, “de l’ordre de 100 à 120 million par mois, soit près d’1,5 milliard par an”, des problèmes de financement “pourraient apparaître dès 2011″. Pour le gouvernement, cette question est prématurée : “En 2011, les négociations reprendront évidemment avec nos partenaires. Pour l’instant, tenons-nous-en à la situation existante, sans préjuger de la suite.”
Sur le programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), la vingtaine de villes sélectionnées devraient avoir une réponse à la fin du mois. Benoist Apparu a rappelé que le programme était “ouvert aux communes petites et moyennes”, en réponse à un député qui s’inquiétait d’une priorité donnée aux grandes villes. Le secrétaire d’Etat a enfin affirmé que “l’Anah et l’Anru restent des priorités pour l’Etat”, une précision visiblement nécessaire.
La DSU sera versée en 2010 comme en 2009
Cibler les quartiers les plus en difficulté lors de la révision prochaine du zonage de la politique de la ville, tel est l’objectif de Fadela Amara. Le Comité interministériel des villes - qui devrait se réunir courant novembre - définira la nouvelle génération des contrats urbains de cohésion sociale (Cucs). Avec deux directives : “éviter le saupoudrage” et “réunir autour d’une table l’ensemble des acteurs”. François Goulard, rapporteur spécial pour les crédits ville, a demandé un renforcement du rôle des collectivités en ce domaine : plutôt que des procédures lourdes faisant intervenir tous les partenaires, “mieux vaudrait accorder des dotations à des collectivités dont on aurait repéré les besoins particuliers et vérifier régulièrement que l’argent est bien utilisé”.
Contrairement à ce qui est prévu dans le projet de loi, Fadela Amara a assuré que la dotation de solidarité urbaine (DSU) serait versée en 2010 exactement comme en 2009, avec un ciblage particulier sur les 150 communes les plus pauvres. La secrétaire d’Etat a enfin loué l’action des 350 délégués des préfets dans les quartiers permettant “le retour de la République dans les quartiers délaissés”. Certains élus présents ont peu apprécié, rappelant qu’ils étaient “sur le terrain tous les jours”. Echanges vifs également sur la réforme de la taxe professionnelle qui devrait remettre en cause les exonérations de charges sociales dans les zones franches urbaines (ZFU) : la secrétaire d’Etat a jugé qu’il fallait, pour maintenir des entreprises dans ces quartiers, que les “maires mettent ces territoires en avant”.
Verdissement du Scellier : négociation en cours pour “ne pas déséquilibrer le marché”
Le projet de loi de finances prévoyait une réorientation du crédit d’impôt à l’investissement locatif dit Scellier vers les bâtiments basse consommation (voir notre article du 30 septembre). Outre des discussions traditionnelles sur les imperfections du zonage, plusieurs députés se sont inquiétés de la modification d’un dispositif mis en place il y a 8 mois, et de l’incapacité du secteur du bâtiment à respecter la norme bâtiment basse consommation à des coûts raisonnables et sans importer la plupart des matériaux de Chine ou d’Allemagne. Benoist Apparu a semblé prêt à retarder le verdissement de ces aides fiscales : “Une solution se dessine qui permettra de ne pas déséquilibrer le marché. La négociation est en passe de s’achever.”
Logement social : décret CUS en Conseil d’Etat, 10 millions d’euros pour le Dalo
Enfin côté logement social, Benoist Apparu a dressé un bilan du plan de relance : très bon pour les 30.000 Vefa, bon pour la construction PLUS et PLAI, “plus difficile” sur la construction de PLS, “très moyen” pour l’humanisation des centres d’hébergement. Il a annoncé que le décret sur les conventions d’utilité sociale (CUS) était en Conseil d’Etat et devrait donc être publié dans les délais prévus. Sur le droit opposable au logement (Dalo), il a confirmé que les astreintes versées par l’Etat en 2010 pour l’Ile-de-France s’élèveraient à environ 10 millions d’euros, pris sur la ligne sur la ligne “surcharge foncière”. Toujours pas de bonnes nouvelles sur la question récurrente des aides à la réhabilitation Palulos (hors économie d’énergie et zone Anru) pour les organismes HLM.
Enfin, face à Etienne Pinte qui affirmait que “l’hébergement d’urgence était aujourd’hui dans un état de dégradation jamais atteint”, le secrétaire d’Etat n’a rassuré que sur le maintien des 3 millions d’euros du dispositif Versini, qui permet de mettre à l’abri les mineurs isolés étrangers. Cette déclaration intervient un mois et demi après la circulaire du 16 septembre 2009 par laquelle il demandait aux préfets de “ne plus créer de capacités d’hébergement supplémentaires, excepté ponctuellement, en période hivernale”, et de privilégier le départ des personnes concernées vers le secteur HLM. Extraits de Localtis-Info – 04-11-2009
Tags: Apparu, budget, dalo, Financements logement social, hébergement d'urgence, SCELLIER
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le 2 octobre 2009
Le loyer moyen, hors parking, s’élève à 8,63 euros le m².
Après les résidences« Parc Océan » à Audenge en Aquitaine (80 logements) et « Côté Léman » à Publier en Haute-Savoie (36 appartements) inaugurées cet été, le groupe PERL vient d’inaugurer avec le bailleur social Logirep la résidence « Le Liberty », le 17ème programme en usufruit locatif social, réalisé par les deux en Ile-de-France, sur la commune du Perreux-sur-Marne dans le Val de Marne (94). Financés en prêt locatif social (PLS), 50 appartements ont été construits selon le dispositif de l’Usufruit locatif social, qui associe l’épargne retraite des ménages au financement public du logement intermédiaire et social, avec l’appui financier de la société Pierre Epargne Retraite (PERL).
Situé au cœur d’un quartier résidentiel entièrement réaménagé, à proximité des berges de la Marne et du nouveau centre-ville, l’immeuble de 5 étages, d’une surface habitable de 4 050 m², comprend 50 logements, du 2 au 5 pièces, répartis comme en 15 deux-pièces, 23 trois-pièces, 9 quatre-pièces et 3 cinq-pièces, tous équipés d’un parking. « Un soin tout particulier a été apporté à l’architecture du bâtiment, qui présente une façade en pierre naturelle et une toiture en zinc. A cela s’ajoutent de nombreux balcons, terrasses et un jardin intérieur. Les sols des entrées, séjours et chambres des appartements sont en parquet et ceux des halls d’entrée sont en marbre », précise Logirep.
Logirep dispose de l’usufruit temporaire des 50 logements pendant 17 ans, période durant laquelle elle assurera l’exploitation locative des logements. Le loyer moyen, hors parking, s’élèvera à 8,63 euros le m², soit moitié moins que le montant appliqué dans le secteur libre : « Ce nouveau schéma offre l’avantage de pouvoir réaliser du logement social de qualité en centre urbain et dans des communes où les valeurs foncières sont élevées, sans mobiliser ni nos fonds propres, ni les finances locales. Une solution astucieuse qui favorise la mixité sociale tout en palliant le déficit de logements neufs en Ile-de-France », précise Christian Giuganti, Directeur général de Logirep. Le Nouvel Observateur – 11-09-2009.
Tags: Financements logement social, PLS, usufruit locatif social
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le 2 octobre 2009
Le président Nicolas Sarkozy a demandé jeudi 10 septembre au gouvernement de faire en sorte de “réserver les avantages fiscaux” à la construction “exclusive” des logements de “haute qualité environnementale”. Réactions des professionnels.
“Il faudra qu’on réfléchisse à un système (…) Il faudra réserver les avantages fiscaux à la construction exclusive de logements de haute qualité environnementale”, a déclaré jeudi 10 septembre Nicolas Sarkozy à l’adresse de ses ministres de l’Ecologie Jean-Louis Borloo et de l’Economie Christine Lagarde lors d’un discours sur la taxe carbone à Culoz (Ain).
“Je n’ai pas l’intention de continuer longtemps à aider à la construction de logements qui sont des passoires en matière de consommation énergétique, ou qui ne respectent pas les règles de la haute qualité environnementale”, a lancé le chef de l’Etat.
Selon lui, cette règle s’appliquera aux “logements neufs”, mais il faudra aussi “absolument qu’on accélère le programme de modernisation (…) de nos logements sociaux”.
Les professionnels du secteur de la construction de logements n’ont pas tardé à réagir. Il ya les “pour” comme Marc Pigeon, président de la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC): “Les déclarations de Nicolas Sarkozy sont tout à fait dans la ligne de la FPC. Je vais faire une proposition au secrétaire d’Etat Benoist Apparu afin de favoriser l’avancement de la réglementation, prévue pour fin 2012, concernant les bâtiments basse consommation”.
Christian Louis-Victor, président de l’Union des maisons françaises (UMF): “Cette idée peut présenter une efficacité plus importante que la taxe carbone dont on ne voit pas l’efficacité immédiate puisque elle est entièrement compensée sous forme de chèques”.
Il y a ceux pour qui une telle démarche n’a aucun sens comme pour l’Union Sociale pour l’Habitat (USH, ex-mouvement HLM): “Les avantages fiscaux actuels n’ont pas d’impact sur la construction de logements. Les HLM ont déjà décidé de réaliser 800.000 rénovations thermiques de logements d’ici 2020 dont 40.000 en 2009 et 60.000 en 2010″ Enfin pour Didier Ridoret, président de la Fédération française du bâtiment (FFB): “La FFB a pris conscience depuis longtemps de l’importance de construire et de réhabiliter des logements et des bâtiments à des niveaux de performances énergétiques élevés.”
Quant à Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement il a salué “une politique moderne, inédite et courageuse. Le logement représente 42,5 % des dépenses d’énergie en France. C’est sur ce secteur que nous devons agir en mobilisant l’ensemble des acteurs pour modifier les comportements.” Le Moniteur-11-09-2009
Tags: fiscalité, haute qualité environnementale, logement social
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le 24 juillet 2009
La RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris) a choisi le 9 juillet dernier l’agence BAUDOUIN BERGERON pour construire première opération parisienne de logement social à énergie positive, parmi les 6 équipes présélectionnées sur les 237 ayant répondu au concours. Situés rue Guénot dans le 11ème arrondissement à Paris les dix-sept logements familiaux sociaux devaient répondre à l’objectif majeur du concours :
démontrer la faisabilité technique et économique d’un bâtiment à énergie positive dans le tissu urbain parisien, répondant ainsi aux exigences du Plan Climat adopté par la Ville de Paris soit < 50 kwh / m²/an.
Les architectes de l’agence BAUDOUIN BERGERON ont considéré la démarche environnementale comme un atout du projet et non comme une contrainte, sans facteur réducteur sur les autres objectifs - qualité architecturale, esthétique, valeur d’usage, économie -. Pensé dès l’origine comme un bâti au potentiel thermique, le projet intègre dès sa conception une démarche environnementale réfléchie, bien au delà de solutions techniques « plaquées » sur le bâtiment. Pour être thermiquement performant, le bâtiment doit avant tout être compact et de forme simple.
Pour tenir compte des objectifs de SHON élevés (COS + 20 %), le bâtiment est particulièrement épais, de 14 à 16 mètres, ce qui pose d’emblée la question de l’éclairement en partie centrale et de l’organisation spatiale de logements traversants (garants du confort d’été).
La circulation verticale, largement dimensionnée est traitée comme un puits de lumière, ce qui permet d’éclairer naturellement le coeur du bâtiment. L’escalier et l’ascenseur sont rassemblés dans un seul et même volume abrité par une verrière zénithale. Les parois en pavés de verre de cette colonne vertébrale laissent filtrer la lumière jusqu’aux paliers de distributions et « pièces d’eau » des logements.
Ce bâtiment comporte 17 logements familiaux - en majorité des 4 pièces - répartis sur les 6 niveaux du bâtiment. Tous les grands logements - 3 pièces et plus - sont traversants et agrémentés de terrasses ; leurs cuisines, salles de bains et salles d’eau bénéficient toutes d’un éclairage naturel. La rue étant calme, les chambres donnent sur la façade Est ensoleillée le matin ; sur le jardin, la façade Ouest éclairée l’après midi, accueille les séjours et studios mono-orientés, ainsi que leur prolongements extérieurs en terrasse. Le traitement des ouvertures - 20% de surface vitrée par logement - est adapté à la nature des pièces et à leur orientation.
La rue Guénot est simple, sans qualité architecturale particulière, mais avec une vraie qualité urbaine due à son échelle et à l’équilibre de ses proportions, à l’abri des bruits du boulevard Voltaire. Les architectes ont voulu apporter une touche de modernité, égayer, tonifier la rue comme le cœur d’îlot, sans pour autant réaliser un bâtiment objet sans lien avec son contexte immédiat. Le bardage des façades est lisse, en acier prélaqué d’un blanc cassé d’aspect satiné.
Le bâtiment s’intègre dans la tonalité comme dans les gabarits de la rue Guénot grâce à des percements aux proportions régulières, disposés en quinconce, qui donnent du dynamisme à la façade. Quelques touches d’orange viennent égayer et réchauffer la rue : cadres métalliques et persiennes articulées des doubles fenêtres, stores des fenêtres de toit et du RDC, arrière plan de la grille en soubassement de l’immeuble… Le système asymétrique d’occultation des baies permet alternativement de capturer les rayons du soleil par réflexion sur la face interne d’une persienne inox miroir, ou de s’en protéger par une persienne métallique ajourée.
Coté jardin, les verts de la façade et de la végétation s’entremêlent : les volets coulissants vert anis viennent se découper sur un arrière plan d’un vert plus sombre, et jouer avec la végétation grimpante qui s’accroche aux espaliers constituant la structure porteuse des terrasse sur lesquelles ouvrent largement les logements.
L’intégralité de la toiture est source d’énergie : apport de lumière à l’aplomb de la circulation verticale (verrière + photovoltaïques transparents), production d’eau chaude en partie centrale (panneaux solaires), et production d’électricité en partie courante (photovoltaïques). Cet ensemble précisément calibré, est nécessaire et suffisant pour compenser les besoins en énergie primaire du bâtiment.
Projet :
SHON : 1 435 m²
SHAB : 1 175 m²
Nombre de logements : 17
Estimation : 3 335 000 € HT
Cette opération de logements sociaux sera financée en 2009, le bâtiment sera livré fin 2011.
Tags: BEPOS, construction, logement social
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le 24 juillet 2009
Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des Dépôts (CDC), indique dans un entretien accordé au journal La Tribune que la décollecte sur le Livret A ne remettra pas en cause le financement du logement social. « Cette décollecte doit être relativisée, Depuis le début de l’année, le surcroît de collecte pour le Livret A et le livret de développement durable s’élève à 20,3 milliards d’euros, ce qui historiquement n’a jamais été atteint » précise t-il. L’année 2008, avec 18,6 milliard d’euros collectés avait déjà été une année exceptionnelle.
Pas d’inquiétude à avoir à court comme à moyen termes donc, selon le directeur de la CDC. Et de conclure : « La loi de modernisation de l’économie de 2008 donne à la caisse des dépôts la garantie de bénéficier en permanence d’un volume de liquidité égal à 125 % des prêts au logement social et à la politique de la ville ».
Tags: caisse des depots, Financements logement social, Livret A
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le 24 juillet 2009
Le rapport du comité d’experts sur la Contribution climat énergie (CCE) ne sera finalement remis que mardi 28 juillet aux ministres concernés, Christine Lagarde et Jean-Louis Borloo. Mercredi, Michel Rocard confirmait une taxe de 32 euros par tonne de CO2 émise. Les réactions oscillent entre défense du contribuable et citoyens d’un monde en danger, sans arriver à trancher.
Finalement, contrairement à l’annonce de Michel Rocard, le rapport du comité d’experts sur la Contribution climat énergie (CCE) ne sera remis que mardi 28 juillet aux ministres concernés, Christine Lagarde pour l’économie et Jean-Louis Borloo pour le développement durable. Mais la mesure phare est bien celle annoncée : une taxe de 32 euros par tonne de carbone émise qui s’applique aussi bien aux ménages qu’aux entreprises. Cela a entraîné un nombre de réactions importantes qui déchirent en deux ce même citoyen du monde à la fois contribuable et victime du réchauffement climatique.
On ne s’étonnera guère que Pêche, chasse et traditions ne considèrent que le contribuable, et proteste donc. D’autres réactions ont du mal à assumer l’appel à la responsabilité du citoyen. Il faut dire que, le même jour, le Sénat adoptait un amendement augmentant la tolérance pour dépassement de la limitation de vitesse.
Les partis politiques soucieux de ménager le contribuable
Côté UMP, Dominique Paillé, porte-parole adjoint du parti assure qu’il « n’y aura pas d’augmentation de la fiscalité » et que « S’il doit y avoir des taxes nouvelles, ce doit être des substitutions à ce qui existe déjà ». Côté PS, la balance penche plus encore du côté du contribuable. Pour Laurence Rossignol, secrétaire nationale au développement durable du Parti socialiste, « Même si un consensus semble se dessiner sur la nécessité de mettre en place une Contribution climat énergie, les premières conclusions du comité d’experts montrent malheureusement que les ménages seraient les principaux contributeurs ». La presse régionale est à peu près sur la même longueur d’onde. Sans que personne ne propose pour l’instant d’autres solutions afin d’inciter entreprises et consommateurs à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
Tags: contribuable, Taxe carbone
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