le 29 avril 2009
La réduction de 60% de la consommation d’énergie des bâtiments d’ici à 2050 est impérative, estime un rapport du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD) publié lundi, auquel ont participé plusieurs grands groupes du secteur. Détails de l’étude.
Pour tenter d’endiguer les 40% de consommation d’énergie et d’émissions de CO2 dont sont responsables les bâtiments, le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (World Business Council for Sustainable Development, WBCSD) vient de publier les résultats d’une enquête, ainsi qu’une série de propositions. Celles-ci recommandent notamment la réduction de 60% de la consommation d’énergie des bâtiments d’ici à 2050.
Une action mondiale
Le rapport financé par quatorze groupes parmi lesquels Lafarge (qui co-préside l’étude), Cemex, EDF, GDF Suez ou encore Arcellor-Mittal, couvre six zones géographiques : l’Europe, la Chine, les Etats-Unis, le Brésil, l’Inde et le Japon, soit environ deux tiers de la production énergétique mondiale.
Elle fait un état des lieux et alerte sur la nécessité d’une action mondiale : «Le marché ne pourra pas à lui seul introduire les changements nécessaires», explique le président du WBCSD, Björn Stigson, qui parle de «l’inertie» des propriétaires et appelle à fournir un effort important, coordonné et mondial : «Si nous pouvons faire cela, nous réduirons les émissions de gaz à effet de serre et stimulerons parallèlement la croissance économique», affirme-t-il.
Six mesures immédiates
Le WBCSD préconise six mesures immédiates : renforcer la réglementation thermique, mettre en place les subventions nécessaires au soutien des investissements, encourager les innovations, utiliser des technologies de pointe, développer les filières professionnelles et mobiliser la société autour des économies d’énergie.
Selon l’étude, seules ces mesures seront en mesure d’apporter une réponse optimale du marché aux diverses combinaisons d’options financières, techniques, comportementales et réglementaires actuelles. Batiactu-28-04-2009.
Tags: consommation, économies d'énergie
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le 29 avril 2009
La ministre du Logement, Christine Boutin, a lancé mardi l’idée d’un nouveau dispositif, intitulé «propriété solidaire». Il s’agit d’autoriser les bailleurs sociaux et associations d’acheter des logements en nue-propriété, dans le cadre de l’usufruit locatif social.
Christine Boutin vient de soumettre l’idée de permettre aux bailleurs sociaux et associations d’acheter des logements en nue-propriété, dans le cadre de l’usufruit locatif social.
«C’est une mesure très importante. Tout le monde devrait se précipiter sur ce dispositif, ce qui permettrait de réduire le nombre de logements vacants», a souligné la ministre du Logement. Au total, 420.000 logements pourraient être concernés par ce dispositif sur les 2 millions de logements vacants.
Un décret, en date du 20 mars, élargit la possibilité pour un bailleur social ou une association de financer l’achat de l’usufruit au prêt locatif à usage social (Plus) et au prêt locatif aidé d’intégration (PLAI) alors que c’était jusqu’à présent possible uniquement avec un prêt locatif social(PLS).
L’usufruit locatif social consiste en un démembrement temporaire, de 15 à 30 ans, du droit de propriété. La nue-propriété continue d’appartenir à un propriétaire privé alors que l’usufruit est acquis par un organisme HLM ou une association qui perçoit les loyers (très modérés) des locataires et assure l’entretien du logement. Batiactu – 28-04-2009.
Tags: Boutin, Ministre
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le 29 avril 2009
Le nombre de mises en chantier de logements enregistré en France au cours des trois derniers mois a chuté de près d’un tiers par rapport à la même période de l’année passée. Détails chiffrés et réactions.
Les mises en chantier de logements ont fortement chuté au premier trimestre 2009. En tout, seules 58.321 unités ont été dénombrées, soit une baisse de 32,6% par rapport à la période comprise entre janvier et mars 2008. Selon l’AFP, le nombre de permis de construire a également baissé de 19,1% pour les trois premiers mois de 2009 à 92.304 unités. Sur un an (d’avril 2008 à mars 2009), le repli observé est un peu moindre, de l’ordre de 18,3% (330.666 unités) pour les mises en chantier et de 13,4%, soit 423.159 unités, pour les permis de construire.
Dans le secteur non résidentiel, les permis de construire baissent de 13,9% à 40.420.400 m² sur une année mais augmentent de 4,6% à 10.089.700 m2 sur trois mois à fin mars. Pour les mises en chantier de ce secteur, la baisse atteint 18,1% sur un an (33.402.900 m²). Elle plafonne à 29,8% sur trois mois toutes surfaces confondues (6.352.800 m²).
Rebond ou chute pour fin 2009 ?
Pourtant, la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC) se refuse à voir en 2009 une année noire. Elle table au contraire sur un rebond d’ici à la fin de l’année grâce au plan de relance de l’économie : «Les dispositions de ce plan, notamment les mesures fiscales pour les investisseurs qui achètent pour louer et le doublement du prêt à taux zéro pour le logement neuf, incitent les promoteurs à relancer le développement d’opérations même si cela prend un peu de temps pour construire», a déclaré à l’AFP le président de la FPC, Jean-François Gabilla. «A partir de septembre il devrait y avoir une reprise des mises en chantier grâce aux mesures du plan de relance», a-t-il ajouté.
Pour Michel Mouillart, professeur d’économie à l’Université Paris X-Nanterre, l’année 2009 devrait enregistrer une chute de plus de 10% des mises en chantier, pour tomber à environ 325.000 contre 368.609 en 2008 et 437.086 en 2007 : «Cela signifierait un recul de 45.000 mises en chantier en 2009, le plus fort des 50 dernières années après ceux de 2008 (-67.000) et de 1982 (-55.000)», précise-t-il. Des données qui s’expliquent, selon lui, par la diminution des crédits accordés aux particuliers pour les logements neufs et la remise en question de l’accession à la propriété par les ménages, qui craignent d’être frappés par la montée du chômage.
De son côté, le Meedat (ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du développement durable et de l’Aménagement du territoire) a mis en garde sur le maniement de ces chiffres, arguant que le nouveau dispositif statistique mis en place aurait «fortement affecté les données de mars 2009 et plus particulièrement les ouvertures de chantiers». Batiactu-28-04-2009.
Tags: batiment, logements, marché immobilier, mise en chantier
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le 15 avril 2009
Le Foyer Rémois réalise, à Bétheny près de Reims, un immeuble passif, conforme aux labels BBC Effinergie et “PassivHaus”. Avec ce bâtiment qui consommera moins de 15 kWh/m2.an pour son chauffage, le bailleur social anticipe les exigences de la nouvelle RT 2012 et les recommandations du Grenelle de l’environnement. Une première dans l’habitat social !
Consommation d’énergie avec des coûts de construction acceptables : c’est tout l’enjeu entrepris par le bailleur social dans son projet « La Clairière », dont la livraison est prévue pour la fin de l’année. Ce programme de 13 logements collectifs dont quatre logements adaptés aux personnes handicapées à destination de locataires du parc HLM est ambitieux, puisqu’il va répondre aux normes de l’institut allemand « passivhaus » mais également viser le label BBC Effinergie (Bâtiment Basse Consommation). Une construction garantissant une très haute performance énergétique (de plus de 70% par rapport aux objectifs de la RT 2005) et donc une consommation énergétique pour le chauffage faible, inférieure à 15 kWh/m2.an.
Pour obtenir un bâtiment labellisé « passif », il est nécessaire de réduire au maximum les déperditions de chaleur. Pour cela, quelques grands principes s’imposent : une isolation de qualité supprimant les ponts thermiques, une étanchéité à l’air élevée et une ventilation contrôlée avec récupération de chaleur. « L’amélioration du niveau de performance énergétique a aussi été précédée d’une réflexion globale et durable prenant en compte l’impact environnemental des matériaux utilisés pendant l’ensemble du cycle de vie du bâtiment, explique Christophe Villers, Président du Directoire du Foyer Rémois.
Un bâtiment pilote en France
La réussite de cette opération, conçue par BCDE Architecture, repose en fait sur l’implication forte de partenaires industriels et économiques comme l’Ademe, la Fédération Française du bâtiment, BASF, EDF… et sur un concentré de choix techniques et d’alliances technologiques. A commencer par le respect des règles de l’architecture bioclimatique. Les fenêtres étant les meilleurs panneaux solaires, le bâtiment en tire profit en orientant les grandes baies au sud. Ainsi, la façade principale avec de grandes ouvertures (dotées de brise soleil pour le confort d’été) est orientée plein sud, alors que les autres façades comptent de plus petites ouvertures pour éviter les déperditions. Les fenêtres sont équipées, par ailleurs, de double ou triple vitrages selon les orientations.
Isolation par l’extérieur : un système pour la basse consommation
Outre sa compacité qui le rend plus performant, le bâtiment réduit ses déperditions grâce à une enveloppe très efficace : une isolation thermique par l’extérieur (ITE) de 30 cm d’épaisseur. Une technique, davantage utilisée aujourd’hui en rénovation, mais qui ne cesse de se développer sur des projets neufs. En supprimant tous les ponts thermiques entre les dalles ou planchers intermédiaires et les murs extérieurs, l’isolation par l’extérieur s’avère la solution la plus simple à mettre en oeuvre et la moins chère par rapport à l’isolation intérieure. Elle est assurée par le Neopor®, un polystyrène expansible de nouvelle génération fabriqué par le leader mondial de l’industrie chimique BASF et utilisé sous forme de panneaux. L’ajout de graphite permet au produit d’absorber et de réfléchir les rayons infrarouges. Résultat : un pouvoir isolant supérieur et une réduction des plaques de 20% par rapport à un isolant en polystyrène classique. Toujours côté isolation, 240 mm de polyuréthane sont posés en terrasse, en liaison avec l’isolation des murs et 150 mm de fibrastyrène en sous-face, au dessus des parcs de stationnement.
Pas de chauffage
Ici, pas de chauffage et donc pas d’entretien, juste un convecteur d’appoint dans la salle de bains. La ventilation sera assurée par un système double-flux à haut rendement qui récupère plus de 85% de chaleur. Ce système sera semi décentralisé : chaque appartement disposera, en effet, d’un appareil qui offre la possibilité d’un réglage de température individualisé. Un puits canadien viendra compléter le dispositif, ce qui permettra d’obtenir une faible amplitude thermique entre l’été et l’hiver. Des panneaux solaires seront installés pour l’eau chaude sanitaire ; grâce à un ballon situé dans chaque appartement, les locataires pourront maîtriser leur consommation. En toiture-terrasse, la végétalisation protégera l’étanchéité des rayons du soleil et retiendra l’eau de pluie. Une barrière naturelle contre l’humidité et le froid.
Les eaux pluviales, quant à elles, seront récupérées dans des fossés d’infiltration situés autour du bâtiment.
Reste l’étanchéité à l’air. En partie assurée par les prémurs en béton, elle concentre toutes les attentions. « Un soin particulier sera porté aux raccords et percements, précise Johann Souvestre de Luwoge consult, filiale de BASF spécialisée dans le conseil en efficacité énergétique dans le bâtiment. Deux contrôles sont prévus, l’un au moment où le bâtiment sera hors d’air, l’autre en fin de chantier pour obtenir la certification passive ».
La somme de toutes ces solutions énergétiques devrait engendrer, pour les locataires, environ 80% d’économies sur le chauffage, à condition de bien utiliser ces systèmes. Conscient de l’importance des comportements des occupants, le Foyer Rémois mettra en place un accompagnement pour les inciter à consommer différemment. Ce bâtiment « passif » social devrait d’ailleurs lui servir d’exemple pour la construction d’autres réalisations futures. Le Moniteur - 14 avril 2009.
FOCUS
Objectif label passif
- Besoin de chauffage inférieur à15 kWh/m².an en énergie finale :
- 120 kWh/m².an d’énergie primaire pour l’ensemble des consommations : chauffage, eau chaude, consommation électrique de la VMC, climatisation, auxiliaires Ch/ECS, usages domestiques
- Test étanchéité à l’air : n50 inférieur à 0,6 volume.h-1
- Calculs avec logiciel PHPP (Passive House Planning Package)
- Label délivré par la maison passive France
Video : http://www.lemoniteur.fr/P_article.php?id=604637
Tags: BBC, Effinergie, logement social, PassivHaus, performance énergétique
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le 9 avril 2009
Sur un an, 2008, le recul des prix est de 2,8%. En janvier-février, le nombre de ventes a déjà reculé de 37% France entière par rapport à la même période l’année dernière et ce n’est pas fini.
« Le marché devient relativement illisible. C’est une multiplication de micromarchés » : cette constatation, d’un notaire francilien, donne une idée du manque de visibilité aujourd’hui de l’immobilier. Toutefois, si ce n’est pas le grand soir, les indicateurs sont clairement orientés à la baisse.
Que sait-on précisément ?
Le nombre de ventes a chuté et chutera encore. Les notaires parlent de – 20% en 2008, logements neufs et anciens confondus dont – 17% dans l’ancien. Pour 2009, ils évoquent un recul de 30 à 40%, en province comme en Ile-de-France. A Paris même, les notaires ont constaté une baisse du nombre de ventes de 47% entre les mois de janvier 2009 et 2008.
Les prix sont orientés à la baisse. Au quatrième trimestre, l’indice notaires/Insee affiche une baisse de 3,2% par rapport aux trois mois précédent. Sur un an, le recul est de 2,8%. Ces chiffres portent sur les ventes définitives signées dans les offices. Les agents immobiliers notent que les prix des promesses de ventes conclues au 1er trimestre 2009 sont en retrait de 9,8% par rapport à celles du premier trimestre 2008.
Les prix des maisons reculent d’avantage que ceux des appartements : au quatrième trimestre, les maisons ont baissé de 4,1% contre – 2,2% pour les appartements ; sur un an, les maisons étaient en retrait de 4% et les appartements de 1,5% par rapport aux trois derniers mois de 2007, selon l’indice notaires/Insee. Le mouvement se poursuivait au début de l’année 2009 : les promesses de vente de maisons enregistrées par la Fnaim font état d’un recul de 11,2% entre les premiers trimestres 2009 et 2008 ; pour les appartements, il est de 8,4%.
Les prix baissent plus en province qu’en Ile-de-France : au quatrième trimestre, l’indice Insee/notaire est en retrait de 3,6% en province et de 4,1% sur un an. En Ile-de-France, le reflux est limité à – 2,3% au quatrième trimestre et à – 0,6% sur un an. A Paris même, un recul de 1,9% est enregistré par les notaires au T4/T3 mais sur un an, les prix affichent encore une hausse de 2,5%. Les notaires indiquent qu’en janvier, « pour la première fois depuis 10 ans, le prix des appartements a baissé en rythme annuel de 0,5% » en Ile-de-France (il augmentait encore de 0,8% au T4). Mais à Paris, entre janvier 2009 et janvier 2008, il était encore en hausse de 0,7%.
La Fnaim, pour sa part, indique qu’entre les premiers trimestres 2009 et 2008, les prix de l’Ile-de- France reculaient de 11,2%, c’est-à-dire plus que fortement que les régions.
Les grands biens baissent plus que les petits : Selon les notaires, le recul des studios est de 2,7% entre les T4 2008 et 2007 contre – 7,7% pour les 5 pièces et plus. Le même phénomène est constaté pour les maisons. Les notaires y voient un « effet budget ».
Que prévoit-on ?
Le volume des transactions va continuer de baisser : les notaires avancent le chiffre de – 30 à – 40% pour 2009. En janvier-février, le nombre de ventes a déjà reculé de 37% France entière.
Les prix vont baisser en 2009 : les notaires tablent sur un recul compris entre 5 et 10% en Ile-de-France et de – 10 à – 20% pour les grandes villes de province. La Fnaim, pour sa part, table sur une érosion de l’ordre de 5 à 10% France entière.
Pour conclure, la réflexion d’Arnaud Simon, de l’université Paris-Dauphine qui parle à propos de l’immobilier de « prophétie autoréalisatrice » : « à partir du moment où l’on croit que l’immobilier est une valeur refuge, il le devient ». Le Moniteur – 07 avril 2009.
Tags: logement, marché immobilier, prix, ventes
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le 3 avril 2009
L’initiative pourrait aider à rattraper le retard français en matière de ville durable. Alors que nombre de projets d’aménagement urbain sont paralysés par la crise économique et l’assèchement du crédit, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a décidé de financer un programme expérimental d’appui aux écoquartiers.
Le dispositif devait être annoncé, vendredi 27 mars, par le directeur général du groupe public, Augustin de Romanet, lors d’un déplacement sur le site de La Courrouze, à Rennes. C’est l’un des quinze écoquartiers déjà retenus - dix autres devraient s’y ajouter d’ici à la fin de l’année. Pour M. de Romanet, la CDC ne pouvait ignorer plus longtemps la question : elle a inscrit la ville et le développement durable parmi les quatre priorités de son plan stratégique. Et ses missions lui commandent d’investir à long terme, au service de l’intérêt général et en soutien des collectivités territoriales.
“Les écoquartiers réunissent trois de nos spécialités : le logement, le développement durable et les mobilités, résume M. de Romanet. Il y a dans notre écosystème interne des intelligences à mettre en commun, des fertilisations croisées à opérer pour mixer nos cultures du public et du privé, du long terme et de l’opérationnel. Nous voulons, à la mesure de nos moyens, donner un élan à ces innovations.”
La Caisse va mobiliser l’ensemble de ses filiales et de ses métiers pour investir, dans ces quartiers, des centaines de millions d’euros dans des projets immobiliers qui prennent en compte l’environnement - logements, commerces ou équipements -, mais aussi dans les énergies renouvelables et le développement numérique. Sur les 115 hectares de La Courrouze, le groupe va ainsi réaliser 289 des 4 700 logements du quartier, dont 35 certifiés “bâtiments basse consommation” et 76 logements sociaux.
EXIGENCES STRICTES
Ce n’est qu’une des armes de l’arsenal. En plus de ses crédits “classiques” destinés au logement social ou aux transports en commun, la Caisse des dépôts a débloqué 100 millions d’euros pour des prêts bonifiés, baptisés “Gaïa foncier”, à un taux de 2,85 % sur quinze ans, au lieu de 3,10 %. Le but : aider les collectivités à financer l’achat des terrains et leur dépollution éventuelle, à condition que le projet d’écoquartier compte un minimum de 25 % de logements sociaux.
Enfin, l’institution a prévu une réserve de subventions de 2,6 millions d’euros sur deux ans pour améliorer les performances “durables” des quartiers, en finançant des études d’ingénierie sur l’hydrologie, la biodiversité, les transports en commun ou les économies d’énergie, souvent oubliées dans le budget des aménageurs.
Reconversion de friches militaires à Besançon, Brest et Toulouse, renforcement du cœur de village à Saint-Georges-d’Orques, près de Montpellier, extension urbaine à Angers… Les quinze écoquartiers retenus par la CDC présentent des visages et des échelles très variés, mais sont pour la plupart encore au stade de la conception, donc susceptibles d’amélioration.
La Caisse a veillé à ce que tous répondent, sur le papier, aux exigences strictes de l’urbanisme durable, assorties de quelques conditions supplémentaires comme le portage politique du projet, sa capacité à s’adapter aux évolutions de l’économie, l’existence d’un marché local du logement et la faisabilité financière de l’opération, pour éviter de voir les bonnes résolutions abandonnées en chemin, faute d’argent.
L’institution de la rue de Lille se défend de vouloir créer un label. Mais ses critères de sélection sont d’autant plus importants que, bien qu’aucun écoquartier ne soit achevé en France, plus de cent projets revendiquent déjà l’appellation. Avec beaucoup d’abus, de l’avis même du ministère de l’écologie, qui a lancé un concours national pour identifier les dossiers les plus sérieux.
Pour M. de Romanet, “quand les premiers écoquartiers exemplaires sortiront de terre, de plus en plus de maires auront envie de s’engager dans une démarche de qualité”. La promesse d’une meilleure qualité de vie et d’économies d’énergie suffira-t-elle à convaincre les consommateurs d’accepter le surcoût de 20 % souvent constaté pour les logements “verts” ?
“Nous avons la certitude que les avantages des écoquartiers rendront les logements attractifs”, assure le directeur de la Caisse des dépôts. Le Monde – 27 mars 2009.
Tags: aménagement, ecoquartier, urbanisme
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