Taxe Carbone : contradictions entre contribuables et citoyens du monde
le 24 juillet 2009
Le rapport du comité d’experts sur la Contribution climat énergie (CCE) ne sera finalement remis que mardi 28 juillet aux ministres concernés, Christine Lagarde et Jean-Louis Borloo. Mercredi, Michel Rocard confirmait une taxe de 32 euros par tonne de CO2 émise. Les réactions oscillent entre défense du contribuable et citoyens d’un monde en danger, sans arriver à trancher.
Finalement, contrairement à l’annonce de Michel Rocard, le rapport du comité d’experts sur la Contribution climat énergie (CCE) ne sera remis que mardi 28 juillet aux ministres concernés, Christine Lagarde pour l’économie et Jean-Louis Borloo pour le développement durable. Mais la mesure phare est bien celle annoncée : une taxe de 32 euros par tonne de carbone émise qui s’applique aussi bien aux ménages qu’aux entreprises. Cela a entraîné un nombre de réactions importantes qui déchirent en deux ce même citoyen du monde à la fois contribuable et victime du réchauffement climatique.
On ne s’étonnera guère que Pêche, chasse et traditions ne considèrent que le contribuable, et proteste donc. D’autres réactions ont du mal à assumer l’appel à la responsabilité du citoyen. Il faut dire que, le même jour, le Sénat adoptait un amendement augmentant la tolérance pour dépassement de la limitation de vitesse.
Les partis politiques soucieux de ménager le contribuable
Côté UMP, Dominique Paillé, porte-parole adjoint du parti assure qu’il « n’y aura pas d’augmentation de la fiscalité » et que « S’il doit y avoir des taxes nouvelles, ce doit être des substitutions à ce qui existe déjà ». Côté PS, la balance penche plus encore du côté du contribuable. Pour Laurence Rossignol, secrétaire nationale au développement durable du Parti socialiste, « Même si un consensus semble se dessiner sur la nécessité de mettre en place une Contribution climat énergie, les premières conclusions du comité d’experts montrent malheureusement que les ménages seraient les principaux contributeurs ». La presse régionale est à peu près sur la même longueur d’onde. Sans que personne ne propose pour l’instant d’autres solutions afin d’inciter entreprises et consommateurs à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.