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Etude INSEE sur le logement au 1er janvier 2014.

 

Premiers résultats de l’enquête Insee sur les conditions de logement fin 2013

 

Avec 94% des ménages français satisfaits de leurs conditions de logement fin 2013, les premiers résultats de cette enquête sont encourageants. Logements plus grands, moins inconfortables avec toutefois certaines disparités, selon l'âge des occupants et le fait qu'on soit propriétaire ou locataire.

 

Les principaux points à retenir de l’enquête publiée par l'Insee :

 

Plus de la moitié des résidences principales sont des maisons individuelles

 

La France métropolitaine comptait 28 millions de résidences principales fin 2013 avec 58 % de ménages propriétaires, 20 % de ménages locataires du secteur libre et 17 % de ménages locataires dans le secteur social (les ménages restants étant hébergés gratuitement ou avec des baux particuliers).

La proportion de l’habitat individuel est stable depuis le début des années 2000 : 80 % des propriétaires occupent une maison, alors que plus des deux tiers des locataires du secteur libre et 84 % des locataires du secteur social résident en habitat collectif.

 

Les demandes de logements Hlm sont de plus en plus nombreuses

 

Les ménages qui ont déposé ou renouvelé une demande de logement en Hlm en 2013 sont de plus en plus nombreux (5,1 % contre 3,4% en 1984). Ce sont pour l’essentiel des locataires et un peu plus de la moitié d'entre eux résident déjà dans le secteur social.

 

Chez les locataires, la surface moyenne par personne n’augmente plus

 

En 2013, la surface moyenne des logements est à peu près la même qu’en 2006 (91 m²) avec des disparités entre l’habitat individuel et le collectif.

La surface moyenne par personne a augmenté de près de 10 m² depuis les années 1980, plus particulièrement dans l’habitat individuel où elle atteint 45,1 m² contre 32,4 m² dans le collectif.

Elle continue à croître légèrement chez les propriétaires mais stagne chez les locataires.

Les ménages dont la personne de référence a plus de 65 ans disposent d’environ 60 m² par personne alors que ceux de moins de 30 ans en ont la moitié.

 

Un ménage sur quatre déclare vouloir changer de logement ou y être contraint

 

En 1973, 15 % des ménages considéraient leurs conditions de logement comme insuffisantes ou très insuffisantes, ils ne sont plus que 6 % en 2013.

En 2013 comme en 2006, un ménage sur quatre déclare vouloir changer de logement ou y être contraint (dans ce cas-là pour des raisons essentiellement professionnelles ou familiales).

Plus de la moitié des ménages qui déclarent vouloir changer de logement souhaitent un logement plus grand (52 %) notamment lorsqu’ils vivent en appartement (62 %).

2,7 millions de ménages vivent en situation de surpeuplement. Ce sont 8,5 % des ménages qui sont concernés, surtout les plus jeunes.

Le surpeuplement concerne tout particulièrement les ménages de l’unité urbaine de Paris (21 % d’entre eux, hors étudiants) et même s’il est moins prononcé, les unités urbaines de plus de 100 000 habitants (de l’ordre de 9 %).

Enfin, si le surpeuplement continue à baisser dans l’habitat individuel (3 % des ménages en 2013 contre 11,2 % en 1984), il stagne dans le collectif, passant de 15 à 16 % entre 2006 et 2013.

 

Peu de logements très inconfortables

 

En 2013, moins de 1 % des logements étaient privés d’un des trois éléments de confort sanitaire de base (eau courante, baignoire ou douche, WC à l’intérieur) alors qu’on en comptait encore 15 % en 1984.

D’autres défauts, plus ou moins graves, sont également signalés par les ménages (installation électrique en mauvais état, mauvaise exposition du logement, problèmes d’humidité et d’isolation thermique…).

0,6 % des ménages ont indiqué que leur logement avait fait l'objet d'un signalement portant sur son caractère insalubre, dangereux, ou sur le fait qu’il ne répond pas aux normes de location.

 

Publication

 

Au 1er janvier 2014, la France métropolitaine compte 33,9 millions de logements (sources). Depuis trente ans, le parc s’accroît d’environ 1 % par an.

Aujourd’hui, sur 100 logements, 83 sont des résidences principales, 9 sont des résidences secondaires ou occasionnelles et 8 sont des logements vacants. Comme l’ensemble du parc, le nombre de résidences principales augmente d’environ 1 % par an ; il s’établit à 28 millions en 2014. La part des résidences secondaires ou occasionnelles est relativement stable depuis trente ans. Leur effectif a exceptionnellement stagné en 2009 avant de repartir à la hausse ; depuis 2011, il augmente de 0,6 % par an. La proportion des logements vacants est la même en 2014 qu’en 1984. Elle a d’abord diminué lentement, descendant jusqu’à 6 % en 2006, avant de remonter ensuite.

En 2014, l’habitat individuel est majoritaire parmi les résidences principales (57 %), comme parmi les résidences secondaires ou occasionnelles (58 %). Cette tendance se renforce pour les résidences principales.

 

L’agglomération parisienne concentre 16 % des résidences principales

 

En 2014, 16 % des résidences principales se situent dans l’agglomération parisienne et 22 % en zone rurale. Les résidences secondaires ou occasionnelles sont beaucoup moins présentes en agglomération parisienne (5 %) et bien plus en zone rurale (44 %).

À chaque niveau géographique, il y a proportionnellement plus d’habitat collectif dans les résidences secondaires que dans les résidences principales.

 

58 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale

 

 

Près de six ménages sur dix sont propriétaires de leur résidence principale (figure 4). Cette part n’a cessé de croître depuis les années 1980 jusqu’en 2010, mais elle est stable ces dernières années. Parmi les propriétaires, environ 30 % sont accédants, c’est à dire qu’ils n’ont pas fini de rembourser leur emprunt pour l’achat du logement. La part d’accédants à la propriété a fortement augmenté dans les années 1980 avant de baisser, surtout dans les années 2000. Elle atteint 17 % de l’ensemble des ménages en 2014. La part des propriétaires sans charge de remboursement croît en partie sous l’effet du vieillissement de la population. En trente ans, cette part est passée de 27,6 % à 41 % des ménages en 2014.

Parallèlement, la proportion des ménages locataires a donc légèrement diminué depuis les années 1980 avant de se stabiliser ces dernières années. Les parts respectives des ménages locataires dans le parc locatif social et dans le parc privé sont également stables depuis le début des années 1990. Elles atteignent respectivement 17 % et 22 % des résidences principales en 2014.

 

Le nombre de logements s’accroît fortement dans les DOM

 

Dans les départements d’outre-mer (DOM) hors Mayotte, le parc total des logements augmente plus rapidement qu’en métropole : + 3 % par an, en moyenne, entre le début des années 1980 et la fin des années 1990, puis entre + 2 % et 2,5 % par an jusqu’à aujourd’hui.

Le nombre de résidences principales s’accroît un peu moins vite, de l’ordre de + 2 % par an depuis 2010. Sur 100 logements en 2014, 85 sont des résidences principales, 4 sont des résidences secondaires ou occasionnelles et 11 sont des logements vacants.

55 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale en 2014. Les accédants à la propriété représentent 11 % des ménages, soit 6 points de moins qu’en métropole. Dans le parc locatif, le secteur social regroupe près de 24 % des ménages et le secteur privé 17 %.

 

Sources

 

Les estimations du parc de logements sont réalisées conjointement par l’Insee et le SOeS. Elles font la synthèse et la mise en cohérence de plusieurs sources sur le thème du logement. La principale est le recensement de la population, dont les dernières données disponibles sont datées du 1er janvier 2011.

En France métropolitaine, d’autres sources, en avance sur le recensement, servent à prolonger l’estimation sur une période de trois années (ici jusqu’au 1er janvier 2014) : il s’agit essentiellement des fichiers de la taxe d’habitation et du répertoire de gestion du recensement (répertoire des immeubles localisés).

Enfin, l’estimation est complétée grâce aux enquêtes de l’Insee auprès des ménages, et en particulier à l’enquête Logement de l’Insee (dernière en date : 2006), à Filocom (données issues des fichiers fiscaux et fonciers disponibles une année sur deux) et à Sit@del2 (système d'information et de traitement automatisé des données élémentaires sur les logements et les locaux, qui rassemble les informations sur les permis de construire délivrés et les mises en chantier).

Pour les DOM, l’estimation est principalement réalisée avec le recensement de la population et l’enquête Logement de 2006. Peu de sources sont disponibles sur longue période pour chacun des DOM.

En raison de la méthode d’estimation et du calendrier de mise à disposition des données, les chiffrages des années 2012, 2013 et 2014 sont provisoires ; ils seront révisés chaque année jusqu’à ce qu’un chiffrage définitif soit établi par le recensement. Pour la dernière année d’estimation, peu d’informations sont disponibles, ce qui rend ce dernier point plus fragile. Les révisions restent néanmoins limitées : entre la première estimation du nombre total de logements pour l‘année 2011 et la version définitive publiée en 2014, le chiffre a été révisé de 17 000 logements à la baisse en France métropolitaine.

Les premiers résultats de l'enquête Logement 2013-2014 seront diffusés au cours du deuxième trimestre 2015 et viendront compléter ces informations sur le champ des résidences principales.

 

Définitions

 

Logement vacant : logement inoccupé se trouvant dans l'un des cas suivants :

- proposé à la vente, à la location ;

- déjà attribué à un acheteur ou un locataire et en attente d'occupation ;

- en attente de règlement de succession ;

- conservé par un employeur pour un usage futur au profit d'un de ses employés ;

- gardé vacant et sans affectation précise par le propriétaire (exemple un logement très vétuste...).


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